15 nov. 2019

Quatre mois de lutte(s) dans le rétro !

Article radiodiffusé dans Racailles Radio
du vendr. 08 novembre 2019 


Ça faisait 4 mois qu'on avait quitté les ondes de Radio Bazarnaom, et c'est encore le bordel ! Ce qui n'est pas pour nous déplaire....
uitté les ondes de
Pour démarrer la saison, je vous propose de regarder l'actualité des luttes à travers un entonnoir... Non, il ne s'agit pas de regarder BFM à travers les orifices d'Anthony Kavanagh ! Quand j'évoque l'Antho-noir, c'est pour vous proposer de partir de l'international pour aller vers le local...

8 nov. 2019

Racailles Radio du 08 novembre 2019 avec le fanzine RUGIR

Réécoutez l'émission sur le site de Radio Bazarnaom 
en cliquant sur CE LIEN

 Au sommaire :
  • 4 mois de lutte(s) dans le rétro (Clément)
  • Entretien avec « RUGIR », nouveau fanzine militant (à retrouver sur rugir.fr)
  • Point avec l’AG de défense du Marais
  • La valse de expulsions continue (Aurélien)
  • L’ajourdal, le journal des nouvelles pas encore passées
  • L’espoir est là en Amérique latine ! (Alexis)
  • Fausses pubs (FDJ, Cirque Schiappata) et bande annonce de Blanker.

Prenez d’un côté les éditorialistes, les chroniqueurs X ou Y, les journalistes de révérence et autres laquais qui servent la soupe du matin au soir, du lundi au dimanche, de janvier à décembre. Une soupe insipide, uniforme et indigeste faite des doctrines obscurantistes du capitalisme et autres mysticismes quantiques des marchés, de la dette, de la concurrence, de la dérégulation, de l’oppression bienfaisante et autre fermeté humaniste.
Leur but : conforter l’ordre établi, empêcher tout pas de côté, mater l’espérance, dissoudre les possibles, éborgner les visionnaires, faire triompher le fric, le fric, le fric à travers un prisme médiatique riquiqui où règne l’entre-soi…

Prenez de l’autre côté ceux qui ne veulent pas se contenter de cet état de fait. Ceux qui refusent l’intolérance, l’arrogance, le simplisme, le mensonge. Ceux qui redonnent au mot politique une partie de sa richesse en l’assumant, et en refusant la dictature politicienne, l’automatisme des petites phrases, la résignation tout en revendiquant et en construisant des alternatives. Ils sont multiples : citoyens, humanistes, libertaires, engagés, révoltés, militants, etc etc… Ceux-là, ceux dont je parle, c’est nous et bien d’autres. Nous, Racailles, avec nos poings et nos micros levés, souhaitant sans chichis pouvoir être un mégaphone pour ceux qui triment, pour ceux qui pensent différemment, pour ceux qui luttent.
Et tout comme nous, ils sont nombreux ces médias locaux et indépendants qui tissent leur toile et résistent au modèle dominant pour contribuer à la transformation de notre société. Et parmi eux, Rugir, un nouveau canard qui paraît sur Caen et que nous recevons des membre ce soir avec un grand plaisir et un vif intérêt.

Alors c’est reparti pour une nouvelle saison sur cette radio qu’on aime tant.Longue vie à Radio Bazarnaom, à Racailles, à Rugir et à tous les autres. Et bienvenue à tous et à toutes, c’est Racailles Radio !

17 oct. 2019

Pourquoi Hervé Morin déteste-t-il autant le train ?

La publication des futurs horaires 2020 du réseau ferroviaire normand le 23 juillet dernier fut une douche froide pour les usagers et une confirmation pour les associations et certains syndicats de cheminots : le train va devenir un mode de transport toujours plus difficile à utiliser en Normandie. Trains supprimés, arrêts et gares rayés de la carte, horaires transformés et incompatibles avec les modes de vie des voyageurs (notamment les travailleurs navetteurs et les scolaires), fermeture de guichets, tout est fait pour dissuader de choisir le rail. A une époque où les modes de transports les moins polluants seraient à privilégier, les choix de la Région et de son Président Hervé Morin semblent aller une fois de plus à contre-courant. Essayons de comprendre ce mécanisme de casse généralisée.

La politique du pire

Baptisée « No_ma_d » - riche et sûrement chère trouvaille d’une boîte de communication - le nouveau réseau de transports en Normandie sera effectif dès la fin d’année sur l’ensemble de la région. Selon Hervé Morin, il s’agirait d’« une offre de transport globale au plus près des préoccupations des Normands mais aussi des visiteurs ». 
Cette révolution affichée - d'affichage - tient en fait d’une évolution des compétences régionales en matière de transports. Depuis 2002, les régions étaient responsables des réseaux TER (trains express régionaux) opérés pour elles par la SNCF. Dès 2020, la Normandie prendra également en charge les lignes Intercités (trains d’équilibre du territoire - TET) suite à un accord inédit signé avec le Gouvernement Valls en 2016. La Région avait alors annoncé avoir négocié avec l’Etat la prise en charge des cinq lignes Intercités (Paris-Caen-Cherbourg/Trouville-Deauville, Paris-Rouen-Le Havre, Paris-Granville, Paris-Evreux-Serquigny et Caen-Le Mans-Tours) en échange d'un soutien financier pour l’achat de matériels neufs et de travaux sur les lignes. 
La route est concernée elle aussi par les changements car la Région gère depuis 2017 – dans le cadre de la loi NOTRe - les transports interurbains en cars (Bus Verts pour le Calvados) et les transports scolaires jusqu’alors missions des Départements. 

15 sept. 2019

Le vieux piano

Ce matin, j’ai participé à déménager un piano, un vieux piano, un peu bancal, un peu moche…


Ce matin il y a un enfant, un afghan, un enfant qui pleure…
Cet enfant c’est un migrant. Tu sais un de ces « parasites » qui nous prend tout. Un de ces « vauriens ». Il nous prend tellement que la plupart d’entre nous s’en branle que demain matin lui et ces parents soient à la rue comme des « chiens », ces « parasites », ces « bons à rien »… 

Depuis plus d’une année on les voyait, ces étrangers, survivre au Marais… 
Depuis plus d’un an on le voyait, cet enfant, qui grandissait, qui s’éveillait. 
Cet étranger… cet étranger...
Ce gamin, je le croisais souvent le soir, le matin, car il n’avait pas école. Sa seule récréation, au milieu de cette misère, c’était d’apprendre le piano…

Aujourd’hui, lui et moi nous sommes égaux, nous sommes tristes. 
Aujourd’hui, lui et moi on pleure : lui n’a plus son piano et moi… moi j’ai honte de lui enlever pour le planquer. 
Putain…
J’ai bientôt honte d’être Français, le Marais c’est terminé. 
Quant au petit, lui, il a toujours pas compris pourquoi son vieux piano je lui ai pris…

T

8 sept. 2019

Lucas, 18 ans : « l’ASE me laisse croupir dans un foyer du 115 »

Il y a des jeunes qui galèrent, d’autres pas. Il y a ceux qui font des études, aidés par Papa-Maman, parfois avec aisance, parfois grâce aux sacrifices de toute la famille. Et puis il y a ceux qui n’ont aucune famille. Vous savez, ceux que certains appellent encore « les enfants de la Ddass », qui sont pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Ces gosses-là, la galère, le malheur, la solitude, ils les ont un jour ou l’autre connus. Lucas* en sait quelque chose, balancé à 18 ans du jour au lendemain à la rue sans rien en poche.


En protection de l’enfance, les discours politiques se veulent toujours rassurants, mais les moyens humains comme financiers sont dérisoires, mettant enfants et jeunes adultes - censés être protégés - en difficulté, tout comme les professionnels chargés de les accompagner (travailleurs sociaux, psychologues, soignants, administratifs, assistants familiaux…).

Lucas en sait quelque chose.

30 août 2019

C'est la rentrée des expulsions !

250 personnes mises à la rue : c'est la bonne idée de la Préfecture du Calvados pour gérer la misère. 

C'est très vraisemblablement ce qu'il va se passer - probablement lundi 2 ou mardi 3 septembre - au 5 rue du Marais à Caen. Ce squat d'hébergement d'exilé-es va voir débarquer des dizaines de camions remplis de policiers en armes pour évacuer les lieux occupés pacifiquement depuis 14 mois. 
De quoi aborder sereinement la rentrée pour les 60 enfants scolarisés qui y vivent ! Alors camarades profs, soyez tolérant-es envers la fatigue de ceux et celles que vous aurez en classe, ils auront été réveillés dès 6h du matin par le son des sirènes ! Soyez empathiques avec des gamins la tête brouillée par le stress et l'angoisse de ne pas savoir où ils dormiront le soir même. Soyez indulgent-es pour les devoirs non-faits cette année, les trottoirs de la ville ne font pas de bons supports pour les cahiers ! Soyez mobilisé-es pour contribuer aux efforts et combats collectifs pour que cesse cette insupportable situation et pour qu'autour de vous, chacun-e soit mobilisé-e pour qu'un accueil inconditionnel, humaniste et protecteur soit la règle dans ce foutu pays !

Pour l'instant, ces familles devront déjà s'estimer """heureuses""" si on ne les renvoie pas plus loin, vers la faim ou les conflits en Afrique Sub-saharienne ou vers des voisins mafieux qui torturent, comme par exemple en Albanie. 

Rejoignez la lutte concrètement :
  • Rassemblement pacifique tous les matins dès 5h30 pour soutenir les habitant-es.
  • Rassemblement à 18h le jour de l'expulsion pour dénoncer cette politique inhumaine d'un préfet aux ordres du gouvernement.
On vous tient au courant...

Racailles est signataire de la lettre ouverte reproduite ci-dessous adressée à Monsieur le Préfet du Calvados.

26 août 2019

Faut-il tuer Bolsonaro ?

[On ne va pas se mentir, cet article est un article voulant choquer avec un titre racoleur, sans doute un de plus parmi des milliers pour essayer de nous secouer malgré l’ignorance ou la tétanie face à ce qu’il est en train de se passer !]


La question est forcément violente et brutale de par ce qu’elle propose, mais elle mérite d’être très sérieusement posée de même que l’action peut être envisagée du fait du danger que fait courir Bolsonaro à ses congénères et à l’ensemble du vivant de cette planète.
En effet, d’un côté, nous savons qu’on ne peut moralement et socialement souhaiter la mort de quelqu’un, et encore moins la donner.

Pourquoi ?

Pour de nombreuses raisons évoquées une multitude de fois par les pourfendeurs de la peine de mort à travers le monde et ce depuis des lustres, mais qu’il est toujours nécessaire de rappeler.
Évoquons en préambule le fait que la mort soit donnée par deux types de personnes, ceux que l’on appelle des criminels, donnant la mort sans en avoir le droit, et ceux que l’on appelle les bourreaux, donnant la mort avec la bénédiction des institutions et du droit. Ce qui distingue les deux réside donc dans l’acceptation ou non de la mise à mort d’une personne par les gouvernants de ladite société.
En premier lieu, donner la mort fait de la société un assassin elle-même puisqu’elle décide de mettre à mort. Elle est certes protégée par le droit mais elle ôte la vie, ce qui en soi est un meurtre, et elle n’en reste pas moins continuatrice de violence. Une société qui tue l’un des siens est comme une mère qui tue l’un de ses enfants, car la société a produit ce criminel, il est issu de cette société, et celle-ci, par ses manquements en terme d’éducation et de socialisation, par son absence de prise en charge des problèmes qui la traversent, par la non-reconnaissance de certaines maladies etc, donne naissance à des potentialités criminelles.

28 juin 2019

Racailles kids : la relève prend le micro !

A l'occasion à la fois de notre 100ème émission sur les ondes de Radio Bazarnaom et de la fin de cette saison de haute volée, nous vous avons préparé une spéciale bambins, chiards, diablotins, gnards, gnomes, gosses, lardons, marmailles, marmots, mioches, mômes, morveux, mouflets, pitchouns, rejetons...


On y a parlait sens de la vie, pollution, véganisme, prexit, éducation, école.
Avec aussi des chansons, des jeux, des coups de gueule,...

A réécouter sur le site de la radio en CLIQUANT ICI

7 juin 2019

Racailles Radio sur l'extrême droite

Cette semaine sur les ondes de Radio Bazarnaom, on s'est penché sur les nouveaux visages de l'extrême droite.
Une émission à réécouter sur le site de la radio EN CLIQUANT ICI


Au sommaire :
  • Edito de Marion
  • Discussion sur l’extrême droite avec Fabrice Tanguy de Solidaire
  • Chronique ciné de Cora spéciale extrêmes droite
  • Le Brexit expliqué par Quentin
  • L'humeur d’Alexis
  • Interview de la maison d’édition GREVIS
  • Ajourda

24 mai 2019

Racailles Radio : c'est quoi les transidentités ?

A la base de cette émission, on s'est demandé : mais en fait, c'est quoi dans les détails la transidentité ? Le parcours de vie ? Les dynamiques de changements ? Et où en est la société et la loi sur ce sujet ? Alors on en a discuté avec Maëlle et Eliot. Une émission à réécouter sur le site de Radio Bazarnaom EN CLIQUANT ICI !
 
 
Au sommaire :
  • Le cisédito (ou transédito ?) d'Arno
  • Discussions sur la transidentité avec Maelle et Eliot
  • Chronique philo de Marion
  • Chronique ciné de Cora
  • Et l'ajourdal avec des Gilets jaunes de la Maison du peuple.

11 avr. 2019

Sagesse est foi en Macronie ! Ou pas...

Chronique diffusée dans Racailles Radio du 29 mars 2019

Alors pour commencer ce papier, essayons de répondre à l’épineuse question sur laquelle les bacheliers philo de 2019 auront sans doute à plancher : qu’est-ce que la sagesse ? On peut d’ors et déjà émettre l’hypothèse que le Ministère de l’Éducation nationale, en toute cohérence avec la ligne présidentielle, encouragera chaque prof de philosophie à organiser un grand débat en classe sur cette question….

Je vais vous demander à tous, derrière votre écran, un effort d’imagination. Nous sommes dans un pays pointé du doigt par l’ONU sur les  violences policières et les restrictions des libertés. Nous sommes dans un pays sur lequel court plusieurs rapports alarmants d’Amnesty international. Dans ce pays,  une femme, Geneviève Legay, se retrouve le crâne facturé lors d’une charge policière. Cette femme, militante de longue date d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne ), se trouve être septuagénaire. 
Emmanuel Macron, le Président de ce pays, s’exprime dans Nice Matin deux jours après le drame et dit :
"Pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. Je le regrette profondément, mais nous devons, partout, faire respecter l’ordre public. Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse."