7 févr. 2017

Scandale à l'Université de Caen : 157 000 € de primes pour cinq dirigeants

A l'Université de Caen, la CGT vient de révéler (lire ICI) qu'une poignée de 5 responsables se sont partagé des dizaines de milliers d'euros de primes en 2016. Pendant ce temps, ils font appliquer une politique de rigueur sur les campus.

Environ 500 000 € de primes ont été distribués en 2016 aux personnels de l'Université, qui totalise 1 175 agents et salariés. Pragmatiquement, un rapide calcul permet de déterminer que cette somme correspond à une moyenne de 425 € de prime annuelle par personne, soit la bagatelle de 35 € par mois ! Mais là où la théorie ne laisse que peu de reconnaissance au travail quotidien de centaines de personnes, la réalité revêt à la fois la forme d'une injure et surtout d'un scandale.

Sur ces 500 000€, 157 000 € sont destinés à... 5 personnes ! Autrement dit, 31,4% du total des primes sont versées à 0,43% des bénéficiaires. Voici les détails du podium (et dont l'identité est facile à trouver sur le site de l'Unicaen) :

2 janv. 2017

Haines, mensonges et bêtise sur les réseaux sociaux : ripostons ! Racailles crée la BRI, Brigade Réflexive d’Intervention

Marre de voir des flots de haine, de mensonges et de bêtise à longueur de commentaires sur les réseaux sociaux ? À Racailles, ça nous prend vraiment le chou. Alors on vous propose de créer une groupe afin d'y répondre intelligemment avec des commentaires-textes pré-rédigés et la force d'un groupe constitué pour alerter et répliquer à plusieurs. Explications.

Aujourd’hui, la généralisation des réseaux sociaux a créé un nouvel espace d’expression. Ce véritable espace public numérique donne à chacun la possibilité - ou tout du moins l’impression - de pouvoir exprimer ses opinions, ses coups de cœur, coups de gueule, et diffuser ses idées à qui voudra les entendre. C’est également un nouvel espace de diffusion de l’information pour les médias qui se retrouvent en interaction directe avec leurs lecteurs/auditeurs/téléspectateurs à travers les commentaires.

Cette rencontre crée malheureusement un écho parfois digne du brouhaha ou du défouloir. L’anonymat et l’interface de l’écran décuplent l’impression de pouvoir tout dire sans limites, sans règles, sans responsabilités ou sans conséquences, et la parole brute, irréfléchie, sensitive ou réactionnaire se libère des règles du respect, du fait constaté et de l’objectivation. Cette situation confère à chaque propos la puissance et l’intérêt qu’il n’a pas forcément. Elle met sur un pied d’égalité la démonstration raisonnée et la réaction épidermique, et donne surtout l’impression du nombre - pourtant non quantifiable - à celles et ceux qui cherchent avant tout à faire de leur avis une généralité. Ces espaces de commentaires font de la discussion de comptoir un mode d’expression commun. 

La rubrique nécro... Chérèque est mort mais le cadavre de la CFDT vit encore.

Finalement, la CFDT a changé d'avis et souhaite rétablir une retraite pleine, entière et durable à 60 ans !


Les derniers mots de Chérèque (fils) : "Je crois qu'après avoir vu ça, on peut mourir tranquille". Il parlait évidemment de la pleine application de la loi El Komri depuis le 1er janvier.
On attend encore des précisions sur l'heure du pot de départ organisé au MEDEF.

25 déc. 2016

L'édito du Père No Hell

Bonjour mes petits racaillous, c'est le père No Hell !

J'espère que vous avez été bien sages cette année. Si c'est le cas, je vais pouvoir vous gâter pour l'année à venir et vous apporter plein de nouvelles surprises.

Déjà, depuis quelques années je suis très généreux : les enfants de Syrie, du Yémen, d'Irak du Mali de Centrafrique,ou de Libye ont été particulièrement bien servis. Je survole avec mon traîneau supersonique les régions les plus pauvres de la planète pour distribuer mes cadeaux, et je largue de jolis présents qui sifflent en tombant, et font des milliers d'étoiles dans les yeux des enfants lorsqu'ils touchent le sol. 


Vous êtes particulièrement bien gâtés, vous savez combien ça coûte une bombe ? De 20 000 euros pour les GB 12 à 200 000 euros pour les ASM, sans compter une heure de vol supersonique avec pilote de traîneau : de 25 000 à 40 000 euros. 

version audio diffusée dans Racailles Radio

Gâtés les morpions!

Quels enfants des pays occidentaux peuvent se targuer d'avoir des cadeaux à ce prix là ?
D'ailleurs ça me fait penser qu'on a oublié une chanson dans la compil de Noël les amis : “Comme les mirages, en Galilée, suivez des yeux l'étoile du blindé...”.

13 déc. 2016

Sexisme en Médecine

De l’image du grand médecin paternaliste accompagné de son infirmière subordonnée au regard adulateur, aux fresques des salles de garde des CHU et aux questionnaires d’examen à « l’humour » douteux, le sexisme en médecine est ancré dans les esprits dès les premiers pas des futurs praticien.ne.s. Récit d’aventure en terre carabine. 

Tout commence dans les cours de première année, année de concours où le but est d’être meilleur.e que la personne à côté de soi, et pendant laquelle les étudiant.e.s des années supérieures s’adressent à nous depuis l’estrade de l’amphi pour nous dire à quel point l’année d’après sera placée sous le signe de l’amusement, où l'on sera les meilleurs potes du monde ! Tout ça en amorçant déjà la hiérarchie qui sera prédominante dans la suite de nos études et dans notre future profession. Ils viennent nous vanter les qualités de dieux du sexe de nos camarades masculins, à coup de chansons paillardes où, bien sûr, les femmes sont réduites au rang d’objets sexuels inanimés ou d’accessoires à accumuler. Exemple, la chanson des carabins (étudiants en Médecine) : « Les carabins ça baise comme des dieux, ils ont tous des rubans rouges et bleus. Les filles de la fac ne font qu’un seul vœu, c’est celui de leur pomper le nœud ».

Fresque de la salle de garde du CHU de Clermont-Ferrand
Fresque de la salle de garde de l'hôpital Antoine-Bédère - Clamart

Du temps des commandements...

Quand on arrive en deuxième année tant attendue, les Licence 3ème année - surtout celles et ceux qui occupent des postes à la Corpo (donc un peu les mini-dirigeants d'après leur ego) - nous mettent en équipe avec d’autres camarades pour réaliser ce qu’on appelle les commandements, qui nous servent à accumuler des points et gagner un lot lors de la soirée du week-end d’intégration. Dans une liste de 50 commandements classés des plus soft aux plus trash, on retrouve des petites douceurs comme « donner une fessée à trois inconnues dans la rue en leur disant "t’aimes ça coquine" », « photocopier ses seins à la Corpo » ou le must « Faire un Jacquie et Michel » qui rapporte le plus de points. Et TOUT doit bien sûr être filmé, histoire de se payer une franche rigolade tous ensemble en regardant des camarades harceler des gens dans la rue.

Article également à écouter en ligne ICI

9 déc. 2016

Frotteurs, harceleurs : hors de ma vue, hors de ma rue !

Depuis de trop nombreuses années, le virus du HDR* se propage insidieusement dans nos contrées. Celui-ci provoque chez les hommes des comportements étranges vis à vis des femmes dans l’espace public, certains étant même contaminés sans le savoir. Et si on coupait le mâle à la racine ?

« SALE PUTE »

Caen, un vendredi soir. Je reviens seule d'un concert où j'ai passé une très bonne soirée avec une copine. L’ayant raccompagnée jusqu'à sa voiture, je repars vers chez moi. Soudain, une voiture ralentit et s'arrête à ma hauteur. A l'intérieur, quatre mecs, une vingtaine d'années environ. Le passager avant baisse alors sa vitre et là, l'insulte, hurlée, crachée : « SALE PUTE !!! ».
La voiture redémarre en trombe, j'entends les rires, juste le temps pour le passager de remonter sa vitre. Moi je reste là, bloquée. Ça aura duré cinq secondes... juste cinq putains de secondes. Quelques mètres à faire avant de retrouver mon appart'. Quelques mètres seulement pour atteindre cette foutue porte.


Une fois chez moi, je me suis effondrée. Parce que j'avais eu peur. Parce que j'étais en colère, contre eux et surtout contre moi. En colère parce que je n'avais rien répondu. En colère parce que la première réflexion que je me suis faite c’est que ma robe était peut-être trop courte. Une chape de culpabilité m'est tombée dessus.
Ce n'était pas la première fois que j'entendais des commentaires de mecs dans la rue, mais je n'y faisais pas - ou je ne voulais pas - y faire attention. Comme beaucoup de femmes, j'avais pris l'habitude de mettre mes écouteurs avec de la musique à fond, de marcher vite, d'éviter certaines rues, de baisser les yeux.

Un vendredi banal, mais une vraie prise de conscience

Après cet épisode, j’en ai parlé à mes ami-e-s. Et là, les réflexions qui m’ont le plus dérangée sont celles des femmes, qui m’expliquent qu’elles n’osent plus mettre de jupe quand elles sortent « Ça m'est arrivé aussi. C’est pour ça que j'hésite a mettre une jupe quand on sort en public... ». Les mecs, quant à eux, font de l’humour et tentent de dédramatiser : « Sinon, faut remettre dans son contexte l'approche du pré-pubère auteur de ce petit mot : il est 1h, sa méthode de drague classique a échoué, il ne veut pas dormir sur la béquille, c'est la période du brame, il a tenté un passage en force pour ne pas rentrer bredouille ;-) Sur un malentendu… :-D ».


Heureusement, certain-e-s trouvent les mots justes. « Je compatis. Ce n'est pas à ces hommes de nous dicter notre façon de nous habiller. A 13h ou à 1h du matin, une jupe ne fait pas d'une femme une pute. C'est à eux de changer leur comportement, pas à nous ! ». Ou encore : « Ne portant jamais de jupe, je n'ai pas eu le privilège de connaître ce genre de compliment gratifiant... Le goret en question n'est heureusement pas représentatif de la gente masculine, c'est juste un gros con sans cervelle, sans doute incapable de "pécho", donc qui se venge comme il peut : de façon débile. Oublie ce trou duc', et continue de porter des fringues qui te plaisent ».

J’effectue des recherches sur le net et ce que j'y découvre me fait froid dans le dos. Je ne suis pas la seule à avoir subi ce type d’agression, loin de là. Et c'est une bien maigre consolation.

Alors, reprenons depuis le début. Le harcèlement de rue, puisque c'est de ça dont il s'agit, qualifie « les comportements adressés aux personnes dans les espaces publics et semi-publics, visant à les interpeller verbalement ou non, leur envoyant des messages intimidants, insistants, irrespectueux, humiliants, menaçants, insultants en raison de leur sexe, de leur genre ou de leur orientation sexuelle » (selon le site stopharcelementderue.org).

23 nov. 2016

Acharnement judiciaire sans limites contre un leader syndical Caennais

[Nous nous inspirons ici du texte d'un militant Caennais
avec quelques ajouts]
 
Ce 23 novembre, le secrétaire de l'Union Locale CGT de Caen Franck Mérouze était poursuivi devant le Tribunal de Grande Instance pour outrages envers le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-François Papineau (suite à une plainte de ce dernier datant de juillet 2016). Faut dire que c'est un homme d'honneur Jean-François : l’État c'est lui, la Liberté c'est lui, la Matraque c'est... Tellement d'honneur qu'il nous avait nous aussi menacés de poursuites similaires pour une petite blague radiophonique qui ne semblait pas sur les rails de son humour.


Rassemblement de soutien devant le TGI - 23/11/2016

Franck Mérouze a été convoqué en septembre et auditionné par un officier de police judiciaire qui lui avait alors notifié qu'il était bien poursuivi pour outrage, et seulement pour cela, les autres chefs d'inculpation (diffamation et dénonciation calomnieuse) ayant été abandonnés par la police et le Parquet.

11 nov. 2016

Garance : potiches de salon et salon de potiches !

Hello les girls !
Alors pour le week-end, je vous ai dégotté une idée de sortie hyper hype trop girly : LE Salon Garance, « le salon de toutes les femmes » dixit le sous-titre ! Oh, mais ça a l'air trop bien, je vais pouvoir y aller avec toutes mes copines so fashionnistas ! Il faut dire que l'affiche est alléchante et remplie de promesses : on va pouvoir parler beauté, décoration, évasion, bien-être et création entre filles et ça c'est trop chouette !

THE salon va nous donner, à nous les Femmes « des astuces pour se sentir bien et se faire plaisir » ! Et avant tout, il faut choisir quel life style nous représente le plus. Alors, les girls, à vous de jouer pour découvrir quelle femme vous êtes. Parce que, on a beau être toutes différentes, notre point commun, c'est notre girl attitude !!
...

Nan mais c'est pas bientôt fini toutes ces conneries ?! On est au 21ème siècle, là ?? Vous n'avez pas l'impression qu'on nous prend encore pour des cruches sans cerveau ? Bon allez, on va être sérieuse cinq minutes et réfléchir un peu à ce que nous propose ce salon de la féminitude ou plus clairement de la fumisterie. 

Tout d’abord, à vous de choisir ce qui représente le plus votre style de vie parmi cinq catégories caricaturales et bien prémâchées. Alors, urbaine, bohème, glamour, curieuse ou baroudeuse ? Ça sent le brainstorming de folie les mecs ! On est direct propulsé dans les bas fonds de la presse féminine, Cosmo, Glamour et Femme + !

11 mai 2016

Caen contre le 49-3 : après les flics, les médias sortent les matraques

Trois chiffres suffisent à résumer cet inexorable glissement vers l'infâme opéré par ce gouvernement : 49.3. Ils constituent un coup de plus porté à tous les salariés, étudiants, chômeurs ou précaires en lutte depuis des semaines et tous ceux qui refusent ce monde où la loi du capital domine. 

« Travaille, consomme et ferme ta gueule »

Ainsi nous retiendrons que ce 10 mai, 80 ans après le Front populaire - permis par d'importants mouvements ouvriers et populaires -, un gouvernement qui se dit "socialiste" en aura liquidé l'héritage. Comment le fait-il ? Par la force, par le musellement d’une représentation nationale déjà à la peine, en s'asseyant encore un peu plus sur une démocratie bien mal en point. Ainsi il faudrait que nous voyions bafoué un des principes essentiels de l'esprit des Lumières, celui de la séparation des pouvoirs, et ce sans rien dire, sans protester, sans résister ? Sommes-nous si proche de l'abîme que le silence assourdissant de la résignation collective amène au sacrifie des fondements même des vestiges de la « République sociale » ? Au nom de quoi ? 

Aujourd'hui, quelle honte de voir ce qui est décidé en notre nom par cette oligarchie. Ça fout encore un peu plus la rage. Et il y a de quoi avoir la rage, avoir envie de faire son Lino Ventura et distribuer des paires de claques à ces fossoyeurs (préférez Jean-Claude Van Damme si la finesse n’est pas trop votre truc). Faisons de cette colère une force de résistance. Mieux, une force de conquête !

Action contre le PS à Caen

Cette colère déborde de toute part. Elle est si vaste qu’elle ne peut que s’exprimer en s’amplifiant depuis des mois, des années. Et malgré la sympathie d'un grand nombre de personnes et les efforts déployés pour le populariser, on peut parfois regretter que les grèves n’aient pas l'ampleur espérée, mais se réjouir que les Nuits Debout se constituent en forces de convergence et d’alternatives. Face à ces mouvements, combien d'appréciations lues et entendue ces dernières semaines lui reprochent d’être tantôt animés par des bisounours en manque de réalisme, tantôt d'être un rassemblement de fêtards ?

4 mai 2016

Comment faire la nique au grand capital à coups de fourchette


En attendant le grand soir, mangeons local et de saison

ou pourquoi consommer dans une AMAP ça fait du bien quand on rêve de changer la société (voire ça la change même un petit peu)


Raison n°1 : pour faire la nique à Carrefour, Leclerc, Auchan et au grand capital en s'approvisionnant dans des circuits alternatifs. Oh, cette incomparable satisfaction de savoir à qui iront nos deniers, un des seuls leviers qui nous restent à nous, humbles citoyens. Bien plus qu'un bulletin de vote, vous en conviendrez !
Car en AMAP (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) pas d'intermédiaire entre celui qui fait pousser et celui qui mange. C'est pas toujours facile, bien moins que d'aller mettre un filet de tomates dans un caddie, ça c'est certain !
Et puis, relativisons la corvée du panier de légumes à cuisiner ou des courses à faire dans plusieurs endroits. Un mec intelligent m'a dit un jour que les actes vécus comme pénibles étaient relatifs et qu'un samedi de courses à Mondeville 2 avec les embouteillages, la queue à la caisse et le stress généré, ça valait bien un lavage ou un épluchage de topinambours (et oui, le topinambour est taquin). 

20 avr. 2016

Denis Robert, les banques et le cataclysme qui vient

Le journaliste Denis Robert en a bavé. Seul durant des années contre la multinationale Clearstream durant des années. Il a découvert un système, enquêté sur chaque chaînon, décortiqué le moindre mécanisme de la machine à planquer le pognon. Alors quand on a entendu parler des Panama Papers et constaté l'emballement médiatique inédit à ce sujet, on a eu envie de retourner le voir... Rencontre avec un pionnier !


Racailles (R) - Ces dernières semaines les « Panama Papers » ont été très présents dans l'actualité. Tu as publié un billet très diffusé sur internet pour dire que ces révélations n'en sont pas vraiment étant donné que tu avais déjà été toi-même un lanceur d'alerte à ce sujet lors de tes enquêtes sur Clearstream…

Denis Robert (DR) - Je suis plutôt ravi que les médias en parlent et que Le Monde et Cash Investigation fassent des tartines là-dessus (et pour une fois avec des noms). Mais ce que je trouve incroyable et qui fait plus que m'agacer est l'attitude des politiques, et plus précisément de l'actuel gouvernement qui devait faire de la lutte contre la finance son cheval de bataille et qui n'a rien fait. Ils s'avèrent particulièrement en-dessous de tout sur la protection des lanceurs d'alertes. Alors qu'il y a eu notamment SwissLeaks ou Luxleaks, il n'a rien fait. Et là, dans le jeu de l'émotion, il fait croire qu'il va faire quelque chose, mais je n'y crois plus. En revanche on sent qu'il y a de l'électricité dans l'air et que les gens se saisissent de ce sujet.

J'ai été le premier à dénoncer ce fonctionnement de la finance et cela a fait de moi une sorte de pionnier. Aujourd'hui c'est un consortium international de plus de 100 journalistes qui a travaillé sur les Panama Papers. L'impact n'est donc pas du tout le même bien qu'à mon époque nous ayons fait l'ouverture des JT de 20 heures et que le PDG de la multinationale a été viré. Mais à l'époque, alors que je dénonçais déjà les filiales des banques françaises dans les paradis fiscaux, Le Monde a pris la défense des banques contre moi. Et aujourd'hui, ces mêmes journalistes qui écrivaient ces articles passent pour des investigateurs uniquement parce qu'ils ont reçu des documents. Ces gens semblent être sans mémoire et redécouvrent un peu la lune ! Alors certes cette attitude est pour moi déplaisante, mais cela reste très bien que ce nouveau scandale soit largement traité.

commentaire de Denis Robert publié sur Facebook