1 mars 2012

The Pirate Party ou les mouvements pirates, d'internet à la rue !

Pirate Party, ce n'est ni un jeu, ni une fête, ni un parti politique. Mais c'est un peu les trois à la fois !

Qu'est-ce que la pirate party ?
Il y a d'abord pirate party avec un « Y » comme une party, une grande fête qui marquerait la fin de la grande dépression qu'on nous assène et qu'on nous impose, une grande fête contre la morosité de l'austérité, une grande fête de la liberté contre la tyrannie !
Partie, « I-E » aussi, comme une grande partie d'échecs à l'échelle internationale, des anonymes, des défenseurs de la démocratie directe et des libertés fondamentales, de toutes celles et ceux qui luttent pour une société meilleure contre les régimes autoritaires, contre la finance internationale, contre les juntes des multinationales, et contre ceux qui veulent sans cesse réduire les libertés, que ce soit les libertés de partages et d'échange sur internet, ou les libertés démocratiques dans chacun des pays dans lesquels des actions sont menées.
Enfin Parti dans le sens de prendre parti ! Prendre parti pour les révolutionnaires dans les pays arabes, prendre parti pour la gratuité contre la marchandisation à outrance, prendre parti contre les sectes ayant une
mainmise sur nos vies (scientologie), prendre parti pour la transparence totale des opérations gouvernementales. On va voir pourquoi je vous donne ces exemples là tout à l'heure.

La partie pirate ne fait que commencer !
Et elle a déjà pris une ampleur considérable :
Sur internet, les Hacktivistes (contraction de hacker et activistes) se battent essentiellement sur 3 axes :
  • La transparence absolue : afin que chaque citoyen soit informé de tout ce que font les gouvernements, qu'il n'y ait plus aucune opacité dans les prises de décisions, les interventions militaires et paramilitaires (comme les interventions de la CIA...). C'est notamment le rôle de Wikileaks célèbre réseau de partage d'informations confidentiels protégées et rendues publiques.
  • Le partage et l'échange libre : c'est une des revendications de base des mouvements des internautes : la revendication de la gratuité et du partage libre, de la culture, et des idées sur internet, la lutte contre la propriété intellectuelle et la dictature du copyright attestant qu'une idée, un projet ou une création n'appartiendrait qu'à une seule personne (projet ACTA). C'est l'essence même de l'internet et de la mise en réseau qui est alors défendue ! Megaupload, les réseaux p2p, les wikis ou sites participatifs et collaboratifs sont des exemples de ces formes de partage...
  • La défense des libertés fondamentales, la lutte contre les régimes liberticides et la promotion de la démocratie : c'est le cas des groupes Lulszec, Anonymous et de nombreux autres mouvements Hacktivistes. Ils mènent des attaques informatiques de grande ampleur contre des sites gouvernementaux dans de nombreux pays lorsqu'ils estiment que des libertés fondamentales sont mises en danger.

La plupart du temps tous ces mouvements sont d'inspiration libertaire, et promeuvent égalité et gratuité. De plus en plus, ils ont des traductions politiques et non virtuelles. Par exemple, il existe déjà de nombreux partis pirates de par le monde réunis à travers un parti pirate international. Défendant uniquement dans un premier temps les libertés des internautes et la lutte contre toutes formes de copyright, défendant ardemment le partage libre de tous contenus virtuels et les licences libres, se battant contre la propriété intellectuelle et promouvant l'accès de tous à la connaissance, ils se sont progressivement ouverts aux luttes contre les lois liberticides en général, comme les lois Loppsi en France (qui développe la surveillance accrue des citoyens, l'atteinte à la vie privée, la répression de pratiques alternatives...) et se revendiquent en faveur du respect de la vie privée et pour plus de libertés individuelles. Puis, progressivement, ils ont fermement pris position contre toutes les atteintes à la démocratie. La sphère des partis pirate a pourtant eu à l'origine, quelques déclarations plutôt proches des mouvements libertariens (idéologie ultralibérale réclamant la disparition de l'état et la toute puissance du marché) mais ils se mirent à opérer progressivement - mais sûrement - un virage libertaire en faveur de l'égalité économique ! Les partis pirates français et allemand proposent par exemple un volet social de plus en plus important et vindicatif. Leurs revendications et leurs modes d'actions sont calqués sur les pratiques des Hacktivistes.

Ces partis ont un crédit de plus en plus important :
  • parti pirate allemand : 9% aux élections législatives locales de Berlin en 2011 ;
    • parti pirate suédois : 8% aux élections européennes ;
    • le parti pirate français qui s'est présenté à une élection législative partielle dans les Yvelines et a recueilli 2,08% des voix.

    Du virtuel au réél...
    Ces partis pirates restent assez marginaux par rapport à l'impact des mouvements hacktivistes, et ceux qui les ont fondés se sont finalement basés sur une structure qui appartient encore au vieux monde : la forme partidaire. Mais ce qui est intéressant de constater, et c'est là l'objet de mon article, c'est que ces mouvements virtuels très populaires dans l'opinion publique rejoignent les mouvements réels, qui ont les mêmes pratiques et les mêmes aspirations : je pense aux indignés, aux mouvements « Occupy », aux révolutionnaires de la place Tahrir... toujours organisés en Assemblée Générale, revendiquant la démocratie directe, voulant mettre à bas toutes les dominations, les tyrannies et redistribuer les richesses accaparées par une minorité (le fameux 1%) !
    L'ensemble de ces mouvements, qu'ils soient virtuels ou réels, tendent au même objectif : saborder le navire du capitalisme mondialisé actuel ! Pirater les institutions ! S'emparer du trésor des financiers et le partager entre tous ! Se mutiner contre les régimes autoritaires ! Développer le partage l'échange la gratuité, et donc la fraternité ! Imposer la transparence à tous les échelons !
     
    Il faut donc tendre à ce que la jonction se fasse entre toutes ces formes d'activisme, afin que le mouvement libertaire mondial atteigne une puissance de frappe décisive, et que tous les pirates sabordent enfin le navire !

    Nous sommes de joyeux pirates !

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