20 juil. 2012

Mayotte : Naufrage des droits de l'Homme

 ARTICLE PUBLIE DANS RACAILLES N°63
Actualisé et augmenté le 20 juillet 2012


Le 13 juillet dernier un nouveau naufrage [1] est venu endeuiller les côtes de Mayotte, île située dans l'archipel des Comores au milieu de l'Océan Indien. Cette fois-ci on dénombre 7 morts dont 4 enfants, et 6 disparus selon la préfecture de Mayotte ; le bilan est une nouvelle fois très lourd. Un drame qui aurait pu être évité si la France et l'Europe n'avaient décidé d'entrer depuis les années 90 dans une guerre ouverte contre les migrants. Malheureusement ce drame est loin d'être le seul à avoir endeuillé cette année 2012. En janvier deux naufrages à douze jours d'intervalle faisaient des dizaines de morts et disparus. Autre naufrage le 19 mai avec 5 morts dont 3 enfantes et 15 disparus. Ces naufrages - comme des centaines d'autres - sont loin d'avoir fait la Une des médias locaux ou nationaux. La situation mahoraise serait-elle trop révélatrice de la situation coloniale et criminelle que la France perpétue depuis des décennies dans cette région du Globe. 


Les rares commentaires retiennent la seule responsabilité des passeurs s'enrichissant sur la militarisation de cette frontière. Il s'agit d'attirer l'opinion publique sur des responsables moins « politiques ». Car même si le rôle des «passeurs » est plus que condamnable, il reste l'une des traductions de cette

18 juil. 2012

Quand TSF98 passe les Racailles au Karcher !

Racailles a vraiment du mal avec les médias hérouvillais... Après un passage peu glorieux à Citizen TV (depuis décédée) c'est désormais la radio dite associative TSF98 qui nous vire après seulement 6 merveilleuses émissions en 7 mois (oui, rappelez-vous, nous étions déjà censurés en mars !). Au message...
(...)
Nous avons fait notre dernière émission de la saison dimanche, donc pas de Racailles Radio durant l'été. Nous serons peut-être d'attaque début septembre (si tout le monde est reviendu) ou assurément en octobre !
... il nous a été répondu :
Bonjour,

actuellement la grille des programmes pour la rentrée n'est pas bouclée et nous ne savons pas si cette émission y trouvera sa place et ce, dans la mesure ou nous avons constaté le grand écart entre le projet initial qui nous a été proposé et les émissions réalisées donc à minima nous devrons en rediscuter.
Je me permets de vous rappeler que la liberté d'expression ne consiste pas à proférer des injures et à diffamer les uns et les autres .
(...)
Je prends acte de votre mépris et je le regrette .

Le président de Pince Oreilles Radio TSF98
La rupture est donc consommée. Dommage car les choses avaient bien commencé jusqu'à ce que nous sortions un tant soit peu du politiquement correct. Combien de mois reste-t-il à TSF98 si le syndrome Citizen se répète ?! On espère longtemps pour les quelques salariés n'ayant pas subi le dégraissage en règle ; mais pour le reste rien à foutre : l'esprit radio libre et "différente" est déjà mort à nos yeux.
Quand tout est déjà sous l'eau, c'est vraiment mal barré...

Pour réécouter toutes nos émissions : Cliquez ici

15 juil. 2012

Retour sur le week-end de résistance à la ligne THT, par quelques un-es du groupe « médical »

Nous publions ci-dessous un texte écrit par plusieurs militants
 ayant participé au week-end de résistance du Chefresne contre la THT.

Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine. Ce week-end s'inscrit dans la continuité de réflexions, d'informations et d'actions collectives menées depuis plusieurs mois. Les deux premiers jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militants-es antinucléaires venus-es d'un peu partout ; le dimanche étant une journée d'action dont la finalité était double, à savoir rendre visible cette résistance et saboter l'avancée des travaux sur la ligne THT.
Retournons plus précisément sur cette journée :

Deux cortèges sont partis du camp, l'un marchant vers la mairie du Chefresne, l'autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.
Au sein de ces deux cortèges nous étions une vingtaine de personnes, toutes antinucléaires, à s'être constituées comme un groupe « médical » autogéré en capacité d'assumer les premiers secours. Nous tenons à bien préciser que nous n'étions pas là en tant que prestataires de services, mais bien en

14 juil. 2012

Plysorol (Lisieux) : un sursis qui s'éternise

ARTICLE PUBLIE DANS RACAILLES N°63
Actualisé septembre 2012

A Lisieux, l'avenir pour les centaines de salariés du fabricant de contreplaqué Plysorol n'est plus qu'un vague mot sans consistance. Le bilan a encore été déposé début juin pour cessation de paiement. Difficile de garder espoir alors que depuis maintenant plus de trois ans l'entreprise vacille de dépôts de bilan en redressements judiciaires. Une entreprise en difficulté et qui pourtant possède des ressources très particulières...

Les cordes au cou
L'affaire dure depuis des années sans que rien ne change pour les 277 salariés français de Plysorol International, dont 70 à Lisieux (siège du groupe). Plysorol c'est encore en 2007 40 % du marché de contreplaqué en France et 32 % en Europe. Alors que l'entreprise terminait l'exercice 20007 à l'équilibre, 10 millions de trou sont apparus dans les comptes début 2008 (le chiffre d'affaire en 2007 atteignant 120 millions). Malversations ? Crise ? Mauvaise gestion ? C'est en tout cas une descente aux enfers pour les salariés de l'entreprise et des sous-traitants, des familles entières dont la vie se suspend. Les témoignages sont à chaque fois les mêmes. Ce sont ceux que l'on entend dans toutes ces boîtes qui ferment depuis que seule la finance dicte les règles du jeu. Ce sont des hommes, des femmes résignés à dire qu'ils aiment ce qu'ils font, un peu à contre cœur. Ce sont des familles qui ont le crédit de la maison, parfois un conjoint déjà sans boulot... Le ciel est sombre pour eux et c'est de cela que vient leur orage, leur révolte, leur résistance. Est-ce suffisant ? Cela permet de garder au moins une chose : la dignité.


Fin 2008 premier redressement judiciaire pour l'entreprise. Il ne reste que 40 000€ dans les caisses et c'est au régime national de garantie des salaires (AGS) de payer les employés pour Noël – sans le 13ème mois apprécie quand on est déjà payé au minimum. L'activité se maintien tant bien que mal, l'objectif étant de trouver un repreneur. Faites entrer les lions...
Premier repreneur, le chinois Guohua Zhang rachète la

LE DESSIN DU MOIS

DESSIN PUBLIE DANS RACAILLES N°63