29 sept. 2012

« Pacte budgétaire européen » : l'austérité perpétuelle.

ARTICLE PUBLIE DANS RACAILLES n°64 (oct-nov 2012)

Dans la lignée de la mobilisation mémorable contre la « constitution européenne » de 2005, nous ne pouvons qu'affirmer notre refus de l’austérité perpétuelle imposée par le Pacte budgétaire européen (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) et relancer le débat partout en Europe.

Ce n'est une découverte pour personne, François Hollande et ses amis sociaux-démocrates ne comptent pas prendre la question de la dette publique autrement que leurs prédécesseurs. Loin d'eux l'idée d'effacement de toute la partie illégitime de cette dette et de rééquilibrage des impositions [voir dossier dette dans Racailles n°61]. la réduction à marche forcée du déficit public est en marche avec un objectif de 3% effectifs du PIB dès 2013 et le déficit « zéro » en 2017 (ce qu'on appelle grosso modo la « règle d'or »). Après les mascarades de la campagne électorale, Hollande a finalement ratifié le Pacte dès juin dernier tout en tentant de faire croire qu'il y avait imposé des modifications (la plupart des modifications étant déjà budgétisées auparavant).
Au moment où l’Europe s’enfonce dans une inquiétante récession provoquée par les politiques d’austérité, la ratification du Pacte budgétaire accélère la course à la catastrophe, alors que les prévisions de croissances pour 2013 sont déjà revues à la baisse ! 


Des coupes injustes et inefficaces


Ça y est, l'Europe a son propre FMI [Fond Monétaire International] pour mettre les États à genoux et ramasser le pactole. Tel les plans d'ajustements structurels imposés aux pays du Sud depuis 30 ans, le Pacte budgétaire s’inscrit dans la lignée de l’austérité menée en Europe depuis quelques années. Les mécanismes sont simples (coupes pour les fonctionnaires et les collectivités locales, dans la protection sociale, dans les services publics...) mais leurs conséquences dramatiques. Et comme toujours, les plus fragiles et précaires sont en première ligne. C'est le B.A.BA de l'injustice sociale.
C'est aussi un désastre économique car l'objectif de règle d'or va aggraver la récession et le chômage. Selon le FMI, 300 000 emplois seront de ce seul fait détruits en 2013, et presque autant les années suivantes. C'est un cercle vicieux où la baisse des dépenses publiques accentue la récession qui diminue les rentrées d’impôts et de cotisations... Le déficit augmente au lieu de diminuer et l’endettement s'accélère ! Les exemples sont déjà

26 sept. 2012

Pacte budgétaire européen (TSCG) : dites NON à Paris le 30 septembre !


Dans la lignée de la mobilisation mémorable contre la « constitution européenne » en 2005, nous ne pouvons qu'affirmer notre refus de l’austérité perpétuelle imposée par le Pacte budgétaire européen (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance - TSCG) et relancer le débat partout en Europe.

Le 30 septembre 2012

manifestation nationale et unitaire à Paris

13h30 - Place de la Nation - Paris

CONTRE le Traité d'austérité européen et POUR d'autres politiques


Cars au départ de Caen à 9h30 (arrêt à Pont-L'évêque à 10h). 
Inscriptions obligatoires à : charlesmarsault@gmail.com 
20€ / 15€ pour précaires-chômeurs-étudiants)


La (re)découverte du rationalisme

ARTICLE PUBLIE DANS RACAILLES N°63

Nous sommes en France au 18ème siècle, la société est divisée en ordres, ceux qui travaillent, ceux qui prient, les rentiers ou aristocrates dominent le tout. L'obscurantisme règne encore, si l'on considère que la parole de Dieu ayant force de loi et guidant par ses principes la vie de tous les jours et de tout un chacun est une négation de la raison humaine indépendante. La naissance définit ce que l'on sera dans la vie. L'injustice règne et semble acceptée. Les caisses de l'état se vident par un train de vie monarchique et curial dispendieux, mais surtout à cause d'une injustice flagrante dans l'impôt, ou le tiers état est acculé, et la noblesse et le clergé complètement épargnés ! Ce sont pourtant ces deux derniers ordres qui engloutissent la plupart de l'impôt. Enfin, une crise économique et alimentaire sans précédent rend le pays exsangue. Les créditeurs de la France prennent peur de la banqueroute et ne veulent plus prêter, ou alors à des taux exorbitants, favorisant davantage la crise qui sévit, comme toujours, avec un cercle vicieux économique. Rien ne semble être ni raisonnable, ni rationnel dans ce monde là !

Pourtant, au cours de ce même siècle, des Lumières s'allument, et ce constat devient une évidence pour certains. La réforme doit être profonde et radicale, pour rendre ce monde plus juste et surtout plus rationnel.


Plus rationnel, que cela veut-il dire ?
Que ce monde doit être mieux organisé. Qu'il soit favorable à l'intérêt commun avant tout, au lieu d'être favorable à une infime poignée d'hommes, et d'aller à l'encontre de la grande masse des citoyens. Que les richesses soient mieux réparties, que le mérite soit reconnue et non plus la naissance, que chaque citoyen soit égal, que tout le monde puisse participer aux décisions importantes et à l'avenir du pays, en débattant afin de trouver la ou les meilleures solutions, mais non plus qu'un seul homme ou une poignée décident pour l'ensemble. Que l'homme soit au centre de