17 janv. 2013

La Centrifugeuz EXPULSEE !

La Mairie de Caen se dit de gauche. De gauche ? Nooooooon, ce n'est pas souvent le genre quand la coalition des grands ravages PS/EELV agit ! Et leur action est simple à comprendre : faire comme la droite, mais avec un peu de peinture rose et verte pour peindre un décor social et environnemental de carton pâte. Un vrai travail de sagouins en somme.


On peut ainsi comprendre l'impossibilité de sortir des sentiers battus de nos chères autorités municipales dès qu'il s'agit de culture. Comme on vous l'a déjà raconté lors de l'ouverture de la fabrique culturelle La Centrifugeuz en novembre dernier (voir notre article) à Caen n'est permis artistiquement que ce qui est rentable politiquement. Ainsi agir au quotidien pour que les artistes puissent juste bosser, avoir des ateliers, des salles de répétition, des lieux d'expérimentation n'a d'intérêt que pour les artistes en question donc autant ne pas en faire un priorité, voire ne pas le faire du tout. Mieux, comme l'a proposé Samia Chehab (adjointe chargée de l’innovation culturelle) lors d'une rencontre avec le collectif La Centrifugeuz pourquoi ne pas faire cela "virtuellement" avec une "fabrique artistique virtuelle" qui existerait bel et bien... sur le site internet de la Mairie ! Difficile de ne pas rire [jaune]. Sauf que les fonds vont beaucoup plus facilement à de l'évenementiel tel que le spectacle hautement merdique "offert" pour l'inauguration de la place Saint Sauveur en novembre avec des artistes absolument pas régionaux (Duron est-il au courant qu'il y en a pourtant ?) et un coût de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

entrée barricadée par la police

C'est ainsi que, pour ne pas laisser plus longtemps un lieu autogéré faire des dégâts en permettant à des artistes de travailler et à tout un quartier de vivre une expérience foutrement plus utile et enrichissante que la "démocratie de proximité" socialo, la Mairie à porté plainte, ce qui a abouti ce 17 janvier 2013 au matin à l'expulsion de la fabrique La Centrifugeuz (sur décision du Tribunal de Grande Instance de Caen du 20/11/2012) des locaux de l'ancienne école Desnos à la Folie Couvrechef.

11 janv. 2013

Racailles Radio de janvier 2013, année de la...

La voici la voila, l'émission de Racailles est là ! Alors que la France retrouvait ses élans coloniaux les plus fervents en entrant en guerre au Mali, nous étions en direct sur Radio Bazarnaom et n'en avons donc absolument pas parlé !

Par contre les migrants étaient au cœur de la thématique de l'émission, qu'ils viennent ou qu'ils partent. On peut donc résumer l'émission ainsi : Ahmid contre Gérard, l'ultime voyage.
Et plus sérieusement voici le sommaire :
  • Mireille forever ;
  • Aider un sans-papiers ;
  • Discussion sur l'immigration et les droits de l'Homme ;
  • Gérard reviens ! ou pas ;
  • NOUVEAU : chronique EPO. Euh... sportive ;
  • NOUVEAU : le billet philo du mois (et oui !) ;
  • Cultur'lutte avec la Cie Abrutis(m)e ;
  • Le Jeu à la Con du Pr Rubicon ;
  • Le bilan de l'émission de Baz Miles ;
  • Hommage au Pr Choron, 8 ans déjà !


8 janv. 2013

"Grandpuits et petites victoires" : pas de retraite !


 ARTICLE PUBLIE DANS RACAILLES n°65 (déc 12 -janv 13)

Vous faisiez quoi en octobre 2010 ? Sûrement comme nous, en plein dans la lutte contre la casse des retraites ! A cette époque le feu des projecteurs médiatiques s’est tourné vers la raffinerie de Grandpuits (Seine et Marne), qui avait la (mal)chance de se trouver près des rédactions parisiennes. Le réalisateur Olivier Azam s’est rendu sur place pour rencontrer les grévistes et observer de l’intérieur une situation aussi exemplaire en termes de lutte sociale que de riposte du pouvoir.


Documentaire engagé et militant qui s’assume comme tel (de toute manière, Total a refusé de rencontrer le réalisateur), Grandpuits et petites victoires propose une immersion captivante et bouleversante au cœur d’un conflit social. On y voit le quotidien d'une boîte en grève et ses ouvriers qui luttent face pressions du pouvoir (leur outil de travail – privé – a été réquisitionné), des flics, des patrons et des médias de masse allergiques aux mouvements sociaux ; mais aussi les conflits internes liés à cette réappropriation de sa vie et du temps. Le film est ainsi l’occasion de resituer cette lute dans un contexte historique global.

1 janv. 2013

En 2013, deviens une "Racailles" en nous rejoignant !

Et si pour 2013 ta bonne résolution consistait à venir militer avec nous. Car au lieu de faire des vœux autant se battre directement pour changer les choses.
Tu es étudiant, salarié, chômeur, précaire, patron, avec ou sans papiers, fonctionnaire de police, citoyen-relais etc... le journal Racailles a besoin de toi pour « LA CAUSE », pour conquérir et faire rire les foules sentimentales (qui ont soif d'idéal), pour imposer nos dogmes...

Pas de complexe, viens nous rencontrer le mercredi à 19h au Bar de la Facplace de la Mare à Caen - prochaine réu hebdomadaire le 09/01
ou contacte-nous à red-racailles@no-log.org

Racailles recherche des écrivains, des reporters, des dessinateurs, des graphistes, des infographistes, des photograph(ist)es, des humoristes, des humeuristes, des webmasters, des preneurs de son et d'image, des preneurs d'otages, des négriers, des vendeurs à la criée, des informateurs bien placés, des philosophes, des littérateurs, des blagueurs, des victimes de génocide, des prostitués noirs polyhandicapés agonisants... afin de contribuer à la continuité de notre prose acerbe et visqueuse sur divers médias : papier, web, radio...
Racailles est un journal en perpétuelle création, ouvert à toutes idées et propositions, c'est une tribune libre que tout le monde peut et doit s'approprier ! C'est un outil militant en perpétuelle évolution dans lequel chacun a sa place. Et puis c'est l'occasion de boire une (de) bonne(s) bière(s) avec une pizza une fois par semaine lors de notre réunion hebdo !

Alors toi aussi tu penses qu'il faut l'ouvrir pour ne pas se laisser manger ?
Et bien rallie-toi à nous, résiste, et viens prouver que tu existes !
Car ce n'est pas parce qu'on n’a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule !