27 mars 2014

Reconquista ! Monter au front contre le Front National.

Le racisme, la plupart du temps, est le fruit pourri résultant de la déliquescence d'une économie et du flétrissement des bonnes relations sociales. Il apparaît toujours lorsque la prospérité et la sérénité d'une société donnée viennent à disparaître : lors de crises politiques, institutionnelles, où le pouvoir est remis en question, où le chômage progresse, et où l'injustice est flagrante ! 
Il est donc un marqueur de la mauvaise santé et du mal-être de la société dans laquelle il progresse.

Citron pourri sur un fond blanc ©Aptyp Kok

Le racisme instillé dans la société, c'est l'exploitation vicieuse de la misère et de la détresse des gens afin d'ériger un système racialiste distinguant les êtres humains entre eux. 
Le racisme est une manipulation honteuse de la population où l'on fait croire à l'opinion que l'origine de son malheur et de son mal-être est à chercher chez l'étranger, chez l'Autre. On prête à ce dernier les plus mauvaises intentions : voler le travail du natif, bouleverser la culture du pays ou territoire l'accueillant en arrivant avec sa propre culture, ses propres valeurs, ses propres traditions et sa langue, comme s'il voulait imposer ses mœurs au pays dans lequel il a choisi de vivre.

L'étranger - Agim Sulaj
La misère, de façon très logique, suscite la jalousie et l'exaspération. Vous, moi, nous tous nous situons toujours par rapport à notre entourage, qu'il s'agisse de nos revenus, de nos droits et de nos possibilités. La jalousie et la frustration ne sont donc que des expressions légitimes de la volonté d'égalité et de justice qui nous habitent tous !

Il est légitime, lorsque l'on trime, qu'on a peu de revenus, qu'on ait du mal à mettre du beurre dans les épinards, qu'on compte tout ce qu'on dépense, que l'on ne trouve pas de travail, pas de logements, qu'on ne puisse aller chez le dentiste ou chez l'opticien… Il est légitime de crier à l'injustice !
A contrario, ceux qui sont au sommet de l'échelle sociale, fiers de leur prestige et de leurs revenus - car au-dessus des autres - souhaitent à tout prix y rester pour satisfaire leur ego et croire en leur réussite (ceux-là ne défendront jamais réellement les droits de leurs inférieurs).
Mais étant avant toutes choses des animaux sociaux, même si beaucoup peinent à l'accepter, nous recherchons et rechercherons toujours l'harmonie et l'harmonisation de nos conditions d'existence.

24 mars 2014

Top 10 des attitudes qui prouvent que vous êtes de droite

Il est aujourd’hui difficile de trouver son bord politique, la gauche, la droite, le centre… Mais si vous hésitez uniquement entre mettre un portrait de Nicolas Sarkozy ou de Michel Sardou au-dessus de votre lit, c'est qu'il y a peut-être un signe avant-coureur.
Indécis de toujours qui se cherchent encore et encore, ce top complètement débile, inutile et garanti sans cliché est fait pour vous !

1- « Je ne suis pas raciste, ma meilleure amie est plus noire qu'une Arabe » 

Certes, que vous vous appeliez Nadine ou Jean-Marie, avouez que ce n’est pas vraiment une amie mais votre bonne à tout faire. A votre décharge, confier ses sous-vêtements à une personne "issue des minorités" comme vous dites, c’est un gage d'ouverture d'esprit et de cœur !

22 mars 2014

La Commune plutôt que les élections municipales !


Avec Racailles, on vous propose d'appréhender les élections municipales d'une autre manière que celle qui nous a été proposée (imposée ?) ces dernières semaines, avec une touche de fantaisie, beaucoup d'utopie - parce que c'est l'utopie qui fait avancer le monde - et enfin avec de l'imagination. L'imagination contre l'ordre établi.

Lorsqu'on parle élections municipales, on parle vie locale, choses concrètes, on voit le changement quasi immédiat dans notre quotidien lorsque des mesures sont adoptées. 


On connaît les élus, on les côtoie plus facilement, on peut leur serrer la pogne, avec douceur si l'on est satisfait ou leur écraser les phalanges si l'on est amer.

Les élus locaux sont nos voisins, on peut facilement avoir à faire à eux. On peut aisément leur demander des comptes, remettre publiquement en question leur politique, les déstabiliser... Ces politiques là ne sont pas planqués dans des cénacles éloignés au sein de leur caste politicienne et à la merci des lobbies de tout poil (comme ceux qui ont leurs locaux au sein même du Parlement Européen de Bruxelles par exemple, et qui infléchissent les décisions européennes au détriment de la démocratie).
Bref, les municipales sont des élections ou l'on sent que notre voix pèse, que notre bulletin de vote peut avoir son importance.

C'est bien sûr une question d'échelle, mais la démocratie authentique ne dépend-elle pas justement d'une petite échelle ?

Les inventeurs de la démocratie que sont les Grecs anciens ne l'ont d'ailleurs pas imaginée sur la base d'un vaste territoire, tel que l'empire Perse par exemple, géré par un souverain autocrate, mais bien à l'échelle de petites cités autonomes où les assemblées peuvent rassembler l'ensemble des citoyens.
Car l'authentique démocratie sous-entend la participation de tout le monde à la prise de décision, le minimum de délégation du pouvoir à qui que ce soit, et lorsque cela se fait, sous mandat impératif, et révocable s'il n'est pas respecté. Tout cela afin d'éviter la professionnalisation des politiciens et l'apparition d'une caste politique défendant ses propres intérêts avant ceux de ses administrés. L'authentique démocratie doit être maximaliste, c'est à dire que le dèmos (le peuple) doit être en mesure de choisir et prendre lui-même les décisions pour tout ce qui le concerne, et non pas être minimaliste, c'est à dire qu'elle ne délègue pas la prise de décision à des élus politiciens en leur donnant mandat libre pendant une période donnée (comme par exemple élire un Président de la République sur un programme pour la durée d'un quinquennat et réaliser au bout d'un an qu'il ne respecte pas ses engagements et son programme, qu'il va souvent à l'opposé de la volonté du peuple...).
Il est quasiment impossible d'imaginer une authentique démocratie à l'échelle d'un trop vaste territoire. Plus les décisions sont prises loin de nous et moins nous avons d'impact sur celles-ci. Nous nous sentons désemparés face aux prises de décisions de la Commission Européenne par exemple, obscure chambre antidémocratique choisissant quels types de pêche nous devons adopter, quelles subventions agricoles, dans quels types d'habitat nous devons vivre, souvent au mépris de traditions locales, et souvent même, au mépris du bon sens.

20 mars 2014

Le monde selon Sonia de la Provôté

La campagne de caniveau de la droite "centriste" lors des municipales 2014 restera un exemple local en la matière grâce à la hargne politicienne de Sonia de la Provôté et à la bêtise démago-décérébro-compulsive de son 1er soldat Philippe Lailler.
Comme en 2013 avec Philippe Duron, nous avons donc choisi d'exposer en infographie les multiples engagements de ladite Sonia, entre Mairie de Caen, agglo de Caen la Mer, Conseil Général du Calvados et ses partis politiques. Oui on continue à assumer la part de notre propre démagogie, mais ça nous fait marrer de leur renvoyer ça dans la tronche !!!

Les multiples mandats, fonctions et engagements de Sonia de la Provôté.

19 mars 2014

Municipales à Caen #3 - Ces fachos qui font le FN à Caen.


Les élections municipales sont faites pour élire un maire, mais tout d'abord des conseillers municipaux. Il est aussi important de les connaître pour autant qu'on leur confie un pouvoir, mais également qu'on combatte parfois leurs idées.
En 2008, à mesure que les listes présentaient les noms de ceux et celles qui les composaient, nous avions recherché des « indiscrétions » [Racailles n°13, 13 mars 2008] : le mari et la femme sur deux listes, un spectateur de KTO avec un créateur de lingerie libertine, un soi-disant royaliste anti-beauf, un candidat au compte de campagne invalidé... Rien de sérieux, juste de quoi ricaner. Et puis il n'y avait alors pas de liste Front National (FN).

Cette année, j'attendais pour réitérer que toutes les listes se soient présentées et je me languissais qu'en dernier le FN le fasse à son tour. Il a fallu attendre qu'Ouest-France aille chercher les noms déposés en préfecture. Vœu exaucé, contraint et forcé dans l'édition dulundi 17 mars : on y voit uniquement les visages de ceux qui s'engagent bien avec le FN (un tiers d'encartés dans sa liste selon Philippe Chapron, la tête de liste, à qui l'on a déjà consacré un article).



Les fortes têtes...

un air de Jean-Marie pour Patou, n'est-ce pas ?!
Les « fortes têtes », ce sont les membres du parti, anciens candidats à d'autres élections sur Caen et aussi en-dehors de Caen et de la région, qui sont les tout premiers noms de la liste, comme Patrice Hauteville, élu à Dreux entre 1983 et 1988 aux côtés de Jean-Pierre Stirbois, nom historique du FN. Il fut candidat aux cantonales à Balleraoy en 2011 et suppléant aux legislatives sur Caen-Ouest en 2012.