29 oct. 2014

Rémi Fraisse est mort ! Mort, assassiné...


...Assassiné par la répression féroce qui sévit en France dans les luttes environnementales. On risque la mort en s'opposant à la construction d'un barrage, on risque de perdre un œil, de perdre l'usage de sa main en s'opposant à l'implantation d'un aéroport, à l'installation d'une ligne à très haute tension, en s'opposant au passage d'un convoi nucléaire. On risque la prison ferme, pour ces mêmes raisons, mais aussi en s'opposant à l'installation d'une démentielle ferme-usine (ferme des 1000 vaches près d'Amiens) réduisant l'animal à une simple matière première et l'être humain à un décérébré consommateur de junk food !

Rémi Fraisse

Les forces de l'ordre possèdent un arsenal meurtrier dont il faut exiger l'interdiction définitive et immédiate. C'est la moindre des choses. Que la mort de Rémi Fraisse ne soit pas vaine et inutile, et surtout que les circonstances de sa mort ne puissent plus se reproduire à l'avenir.
Les grenades à fragmentation, grenade de désencerclement, flash-balls et tout autre projectile balistique doivent être prohibés ! Car le simple fait de leur projection sur une zone fragile du corps, ou de leur éclatement au milieu d'un groupe de personnes peuvent créer des dommages considérables et dramatiques. À Nantes le 22 février dernier, lors d'une manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, deux hommes ont perdu un œil lors des affrontements avec la police à cause de l'utilisation de ces armes.

Lors des luttes contre les lignes à très haute tension (THT) dans le Sud Manche, de nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de grenades de désencerclement, les fragments métalliques peuvent s'enfoncer profondément sous la peau. Il suffit que l'un de ces éclats ouvre une veine irrigante ou pénètre un endroit fragile du corps pour que les conséquences soient tragiques. Lors des manifestations de Montabot, à l'observation des blessures, les médecins croyaient qu'il s'agissait de blessures par balle (comme nous le décrions dans notre article ICI). De nombreux autres exemples tragiques du même acabit sont à déplorer dans les manifestations de ces dernières années. Il est plus que temps d'exiger l'interdiction de ces armes de guerre !

Dans quelles circonstances Rémi a-t-il été assassiné ?

Le très jeune Rémi Fraisse, 21 ans, a été assassiné au cours d'une manifestation. Oui, on meurt de contestation politique dans la France de 2014.
Il n'avait aucun souci de santé en particulier. Il s'est juste retrouvé la cible d'un tir tendu de la gendarmerie mobile en sa direction, puis s'est effondré, abattu par le projectile. C'est la seule réalité. Un homme est mort, assassiné par les forces de l'ordre. Il n'y a pas d'autre lecture à avoir que l'évidence dramatique qui s'est produite et sur laquelle on ne peut revenir.

18 oct. 2014

"Être de gauche" - Mots doux aux adhérents du Parti Socialiste

"Être de gauche" a un sens qui n'aurait pas dû changer. Si vous êtes persuadés du contraire, s'il vous plaît, dites vous de droite, ça nous rendrait service.
Vous avez eu l’occasion de prouver qu'un autre modèle social était probable, qu'une autre solution que l'austérité, le nucléaire et la fellation patronale était possible. Seulement vous n'avez rien fait. Pire. Vous avez dégradé nos conditions de vie.

Une fois vos leaders applaudis par les patrons, vous osez encore prétendre au titre de "socialistes" ? Mon dieu... Réfléchir vous fait-il si peur ? 

Vous êtes coupables de laisser une expression politique se transformer en son contraire, coupables de trahison idéologique en accentuant la misère et entraînant une décrédibilisation d'un idéal social. Vous avez fait fort !
Et encore, si les citoyens de ce pays avaient le temps de réfléchir..! Et bien non. La plupart se réfugieront dans l’extrême droite à défaut de chercher une vraie réponse politique, de gauche... C'est simple, vous avezune fois de plus mâché le travail au Front National.

5 oct. 2014

Caen remplace les éducateurs par des flics et des caméras

Ça y est, on commence à découvrir les premières actions de la nouvelle municipalité de Joël Bruneau. Parkings et tout-voiture par-ci, poujadisme par-là, la droite plurielle est fidèle à elle-même en agissant dans l’électoralisme et l'affichage. Parmi ses projets, il y a ceux de notre chouchou, l'écervelé parmi les décérébrés, l'adjoint à la sécurité et la police municipale... Philippe Lailler. Avec lui, la municipalité vise la mise en place d'une vaste politique d'injustice sociale et de serrage de vis sécuritaire en pulvérisant tous les dispositifs éducatifs et en les remplaçant par un réseau de... caméras de surveillance. C'est bien connu, on met souvent les armes dans les mains des plus mentalement déficients. Et bien à Caen la règle s'applique vu qu'on a donné la police municipale et la sécurité comme os à ronger au roquet Lailler.


Gros travail de SAP dans les quartiers

Tout travailleur social vous le dira : leur boulot répond la plupart du temps à des obligations de moyens mais pas de résultats. Et on peut le comprendre. Mais pour un politicard inquiet de répondre à son électorat, qu'y a-t-il de plus agaçant qu'une politique non quantifiable en terme de rentabilité ?!

Premier dispositif visé par la municipalité Caennaise : le Service d'Action Préventive (SAP) assuré par l'ACSEA (Association Calvadosienne pour la Sauvegarde de l'Enfant à l'Adulte) pour le compte des pouvoirs publics, à savoir le Conseil Général et la Ville de Caen. Il vise à mettre en place des actions éducatives dans les quartiers dits populaires à destination des jeunes de 13 à 25 ans en situation d'exclusion ou de marginalisation (travail de rue par des éducateurs, chantiers éducatifs, séjours, etc). Un travail de fond en somme dans lequel s'inscrivent actuellement une centaine de jeunes du quartier de la Grâce de Dieu. Mais un travail incompréhensible pour des élus qui ne perçoivent pas qu'il relève des affaires éducatives, le plaçant hier dans le cadre de la politique de la ville, et désormais dans... la sécurité publique ! Cela en dit long...