20 mars 2016

Racailles appelle à une "Nuit Debout" le 31 mars à Caen

Article mis à jour le 04 avril 2016

Après la manifestation du 31 mars contre la loi travail, ne rentrons pas chez nous. Refusons de nous coucher. La résignation ça suffit ! Oui, #OnVautMieuxQueÇa ! 
 

Place à l'intérêt général et non plus à celui d'une minorité possédante qui fait sa loi dans notre pays. Trop c'est trop !
Retrouvons-nous dans la rue, occupons l'espace public, organisons une agora géante pour dire et construire ensemble ce que nous voulons. Et pour accompagner tout ça, un repas partagé, de la musique, du théâtre de rue,...

La Nuit Debout à Caen




Ainsi la machine à communiquer est en marche.

Le gouvernement a annoncé lundi 14 mars la réécriture du projet de la loi travail. Comme on pouvait s'y attendre, les éléments périphériques et peut-être les plus choquants ont été retirés : le plafonnement des indemnités de licenciement, la possibilité pour un apprenti de travailler 12h. Cet aménagement de la loi était prévu, n'en doutons-pas depuis le début. Il s'agit du jeu classique pour faire croire à un dialogue social. C'est gagnant-gagnant pour les protagonistes de ce pseudo dialogue : la CFDT (puisqu'il faut bien la nommer) apparaît comme ayant arraché des aménagements et le gouvernement peut prendre la posture d'être ouvert au dialogue. Le MEDEF lui feint de pleurer une loi vidée de son essence. Mais en réalité est très satisfait de voir ce que contient le dernier projet de loi. Sa posture d'amant éconduit est pensée pour faire croire à des reculs du gouvernement. Quel jeu de dupes.
Qu'en est-il exactement ? Et bien ce qui fait l'esprit de cette loi reste d'actualité. Il s'agit avant tout d'une inversion de la hiérarchie du droit. Désormais les accords obtenus au sein de l'entreprise avec une minorité des délégués syndicaux prévaudra sur la cadre légal national. Les licenciements s'en trouveront facilités. Est-ce là un progrès pour les salarié-e-s ? Non bien sûr. Il s'agit toujours d'une régression au service de la finance. Il s'agit toujours d'instaurer par la loi le dumping social. 

Ce gouvernement se satisfait-il de faire preuve de pédagogie communicante pour faire avaler la ciguë libérale ? Non. Cette semaine à Caen un manifestant a été arrêté. Son crime ? Porter une écharpe en hiver dans une manifestation non autorisée par l’État. Deux autres individus interpellés jeudi. Plusieurs lycéens ont été arrêtés ce vendredi. Nous comprenons mieux aujourd'hui pourquoi l'état d'urgence a été prolongé. Dans un contexte de mouvement social, mouvement prévu depuis longtemps par le gouvernement quand il a réfléchi au calendrier de sa réforme, l'état d'urgence a l'avantage, de museler la parole de la rue. Il s'agit d'un outils détourné de sa fonction première pour organiser la répression de la contestation sociale. 

Ne nous résignons plus davantage. Oui, nous valons mieux que ça ! Oui nous voulons vivre dans la dignité, dans un état de droit débarrassé de toute dérive arbitraire ! L'état d'urgence ça suffit ! Le foutage de gueule ça suffit ! Place à l'intérêt général et non plus à celui d'une minorité possédante qui fait sa loi dans notre pays. Trop c'est trop !

Il s'agit désormais de dépasser la lutte « contre » et de passer à la contre-offensive. Ce que nous avons besoin de dire et de construire aujourd'hui plus que jamais c'est ce que nous voulons. Place aux revendications positives. A travers la lutte historique qui s'engage à présent, nous pouvons et nous devons affirmer que non, nous ne compterons plus pour des pommes ! Le 31 mars, ne nous contentons pas d'une manifestation pour dire « non à la loi travail et toutes ces conneries ». Ne rentrons pas chez nous. Refusons de nous coucher. Restons debout et occupons l'espace publique. Réunissons-nous. Faisons une grande agora, formulons et construisons ce que nous voulons. Retrouvons-nous dans un moment de vie. Partageons bouffe, idées, musique, joie, expressions libres. Vive le réveil des pommes !

AG

1 commentaire:

  1. Si maintenant Racailles sacralise le Code du travail, on n'est pas sorti de l'église...

    RépondreSupprimer

Commentez comme vous le souhaitez, mais sans donner raison au point Godwin...