20 juin 2018

La dictature au top des tendances printemps-été

Édito diffusé dans Racailles Radio du 8 juin 2018

Une colossale plaisanterie a secoué le monde en ce début juin. L’auteur : Donald Trump comme il se doit. Devant la possibilité de se retrouver directement mis en cause par le Procureur spécial chargé d’enquêter sur ses liens avec la Russie pendant la campagne électorale, Trump, en un tweet forcément, a brandi l’idée qu’il pourrait s’auto-grâcier. Une sorte d’aveu de culpabilité penseraient les mauvais esprits.


Le rire est vite devenu jaune

Il est capable d’utiliser le droit de grâce présidentielle pour lui-même. Que se passerait-il dans ce cas ? Personne ne peut répondre à cette question. L’auto-grâce d’un président en exercice représente la pointe avancée d’un iceberg menaçant : la tendance générale à des formes de dictature. Les gouvernants semblent se situer au-dessus des lois en piétinant allègrement les libertés démocratiques. Trump n’est pas seul, il est plutôt bien entouré. Regardons autour de nous. Les gouvernements des pays d’Europe de l’Est en font la démonstration tous les jours. Mais c’est surtout l’Italie qui raconte notre avenir. On parle de « populisme » pour unir dans une même enveloppe le mouvement 5 étoiles et la Ligue (ex "du Nord") comme bien d’autres mouvements politiques. Ce qualificatif non défini cache une réalité plus prosaïque et plus tragique : les développements d’une forme de fascisme. Pas celle des années 1930 bien sur. Ce fascisme là s’habille des guenilles de la démocratie, démocratie qui subit une crise politique profonde qui se traduit par la montée inexorable de l’abstention.