21 janv. 2019

"Le président trouve toutes les baisses faisables"

Salut à tous, que vous soyez lecteurs, gilets jaunes, racailles, stylos rouges, agriculteurs, syndicalistes ou encore  gueux de chroniqueurs (bon on sait, celle-ci est éculée). Vous l’aurez compris, cet article comprend encore son lot de contrepèteries, soit un peu de jolis sons… Que nous a donc réservé l’actualité ces derniers temps ? Eh bien, c’est sans effort que nous sommes parties à la pêche aux infos tant la période est propice à de bien curieuses fouilles politiques et journalistiques.


Pour commencer, quelle ne fût pas notre surprise de nous voir personnellement et collectivement adresser quelques pages usinées. L’artiste de cette lettre - qui se nomme Emmanuel - semble avoir dans son cœur comme un rameau nu. Un rameau de la paix nous dit-il. Avec ce courrier tout un chacun dans notre si jolie France, goûtons les joies de la verve présidentielle. Il y montre sa piste à la nation. Méfions-nous pourtant car le diable est dans les détails, à peine voilé. Il nous annonce vouloir à tout prix éteindre l’incendie d’une société mise à feu et à sang par une masse de perturbateurs, alors que l’huile y est jetée par sa politique et ses amis fortunés. Ah ça, ils savent bien faire converger les sommes où ils le souhaitent…

A ces copains sans doute s’adresse-t-il également à travers cette lettre : « écoutez-les ces gueux ! Je m’en vais leur disperser quelques questions aux quatre vents, pour endormir leurs ardeurs tout en orientant exactement l’affaire où l’on souhaite. Et ils n’y verront que du feu ! ». En gros, entre la poire et le dessert, ce vaniteux dans son château de vers, tente de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille. Dans cette adresse épistolaire, le tout est confus et à la fois clair comme de l’eau de roche : le président trouve toutes les baisses faisables : baisse d’impôt et baisse des services publics, on solde tout en ce moment ! Même la vie des gens. Il jette de l’essence sur le brasier du thème de l’immigration en ramenant les quotas et le regroupement familial sur le devant de la scène… Il veut noyer le poisson, comme en Europe on laisse noyer le migrant. Quand un bateau a le malheur de pêcher quelques humains perdus, on le laisse errer encore et encore jusqu’à épuisement des vivres… 

A contrario du pêcheur qui approche enfin sa conquête du quai, Emmanuel Macron et consorts ont pêché des lubies.  Certains coûts produisent trop de tracas. Les grandes fortunes préfèrent errer sous le soleil des Bahamas étant toujours partisanes du moindre effort financier. Le président courtisan de la finance s’attaque donc de front à ses bêtes noires préférées, tant elles sont bonnes vaches à lait : la classe moyenne et les chômeurs ! La barque est chargée. La première, il la semonce : « Mais enfin braves gens, il vous faut goûter le sens de l’effort ! ». Quelle fine appellation pour dire qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs ! C’est vrai que c’est facile de faire une omelette quand on casse les yeux des autres. En tout cas aux chômeurs, ce ne sont pas uniquement les yeux qu’il vise, mais bien leur  bourse et leur vie…  Veut-il à tout prix inculquer aux précaires que la dèche donne plein d’humilité ? Les sanctions qui vont s’appliquer dés à présent sont si dures que nombre de nos concitoyens vont se retrouver du jour au lendemain sans AUCUN revenu. On résume : de simples suspensions d’indemnités, on passe à des suppressions pures et simples, avec des délais doublés par rapport à ce qui avait été annoncé au préalable. Et, petit détail qui n'en est pas un : le dernier décret « abroge la définition du salaire antérieurement perçu qui était pris en compte pour déterminer l’offre raisonnable d’emploi ». Autrement dit, il sera plus difficile de refuser un emploi mal rémunéré. Aurore Bergé, la porte-parole des LREM, se gausse de voir ainsi les fainéants sanctionnés alors que les agents de Pôle Emploi s’affolent. Certains centristes ont du mal à piger qu’être au chômage ce n’est pas le Pérou, que les chômeurs sont raides comme des passes lacets. Un quart-monde dont ils n’ont pas idée, et pourtant ces fêlés en charge de la députation se battent encore pour prouver la qualité de leur dire. Il a sans doute fallu chercher beaucoup de fond pour former des cliques pareilles… Mais combien leur faut-il de jets de briques pour qu’ils se taisent ?!  Que les gens dans la rue sanctionnent les membres de ce gouvernement éculé !

Allez, on enchaîne sur une brève météorologique : 
Quand les hirondelles volent bas, les pavés se prennent pour des nuages… En tout cas en ce moment ce sont les pavés qui font le printemps !
Cela fait quelques samedis que le froid hivernal cède la place aux feux de la Saint-Jean dans les rues de Caen. La circulation est au rouge, et sur les boulevards on voit des automobilistes en colère brûler des feux… La roue est en train de tourner. Les manifestations des samedis après-midi des villes de France et de Navarre étaient mises sous les feux des projeteurs des chaînes d’informations, mais  cette semaine ce sont les conséquences des tirs de lanceurs de balles de défense qui sont mis en lumière.…
L’agitation de novembre s’accroît et avec elle, leur malheur, à ceux dont les mouvements réitérés de fonds multiplient les mouvements de caisses… vides. Et ce avec des cortèges jaunes, mixtes, des barricades mais aussi des femmes. Cette vielle terre française est grande ouverte aux militantes, n’en déplaise à Luc Ferry. Cet homme à la mine piteuse, ce  ministre sec, long et cassant, dépassé, met son grain de sel pour revenir sur la scène. Il pousse des cris d’orfraie et tombe dans le 36ème dessous… où l’on espère qu’il rencontrera un pavé égaré. Il souhaite un général qui sache reconnaître le cri d’une bonne population à mettre au pas et se la joue pot de fer contre pot de terre. Que quelques manifestants passent l’arme à gauche, clame-t-il ! Nous on souhaite surtout que les gilets jaunes  passent massivement l’âme à gauche plutôt qu’à leur extrême droite… Car c’est là que se cache le danger qui nous guette. D’habitude si prompte à réclamer l’ordre, cette partie de la basse politique se tapit dans l’ombre. Méfions-nous de l’eau qui dort. Car la dame qui jouit d’un nom bien côté, dans son antre songe sans aucun doute à la prochaine rubrique élection. Laissant les sondages faire leur œuvre, ne se prononçant point, elle attend, comme une maladie silencieuse. Le silence est d’or a-t-elle compris… Citoyens, il faut faire attention à l'âge du vaccin. Une piqûre de rappel sur les méfaits de l’extrême droite ne serait pas inutile : elle laisse toujours derrière elle un sillage purulent d’injustice et de vies brisées, et un pays avec une mine piteuse.

En cette période troublée de résistance populaire, nous terminerons donc sur une  pensée éparse d’un grand monsieur de la résistance radiophonique, Pierre Dac…« Il faut que l’ordre établi soit bien malade quand son rétablissement, du fait qu’il soit troublé, nécessite l’emploi des moyens dont disposent ceux qui décident de le rétablir par tous les moyens. Poil aux citoyens »

Deux acolytes

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