30 août 2019

C'est la rentrée des expulsions !

250 personnes mises à la rue : c'est la bonne idée de la Préfecture du Calvados pour gérer la misère. 

C'est très vraisemblablement ce qu'il va se passer - probablement lundi 2 ou mardi 3 septembre - au 5 rue du Marais à Caen. Ce squat d'hébergement d'exilé-es va voir débarquer des dizaines de camions remplis de policiers en armes pour évacuer les lieux occupés pacifiquement depuis 14 mois. 
De quoi aborder sereinement la rentrée pour les 60 enfants scolarisés qui y vivent ! Alors camarades profs, soyez tolérant-es envers la fatigue de ceux et celles que vous aurez en classe, ils auront été réveillés dès 6h du matin par le son des sirènes ! Soyez empathiques avec des gamins la tête brouillée par le stress et l'angoisse de ne pas savoir où ils dormiront le soir même. Soyez indulgent-es pour les devoirs non-faits cette année, les trottoirs de la ville ne font pas de bons supports pour les cahiers ! Soyez mobilisé-es pour contribuer aux efforts et combats collectifs pour que cesse cette insupportable situation et pour qu'autour de vous, chacun-e soit mobilisé-e pour qu'un accueil inconditionnel, humaniste et protecteur soit la règle dans ce foutu pays !

Pour l'instant, ces familles devront déjà s'estimer """heureuses""" si on ne les renvoie pas plus loin, vers la faim ou les conflits en Afrique Sub-saharienne ou vers des voisins mafieux qui torturent, comme par exemple en Albanie. 

Rejoignez la lutte concrètement :
  • Rassemblement pacifique tous les matins dès 5h30 pour soutenir les habitant-es.
  • Rassemblement à 18h le jour de l'expulsion pour dénoncer cette politique inhumaine d'un préfet aux ordres du gouvernement.
On vous tient au courant...

Racailles est signataire de la lettre ouverte reproduite ci-dessous adressée à Monsieur le Préfet du Calvados.

26 août 2019

Faut-il tuer Bolsonaro ?

[On ne va pas se mentir, cet article est un article voulant choquer avec un titre racoleur, sans doute un de plus parmi des milliers pour essayer de nous secouer malgré l’ignorance ou la tétanie face à ce qu’il est en train de se passer !]


La question est forcément violente et brutale de par ce qu’elle propose, mais elle mérite d’être très sérieusement posée de même que l’action peut être envisagée du fait du danger que fait courir Bolsonaro à ses congénères et à l’ensemble du vivant de cette planète.
En effet, d’un côté, nous savons qu’on ne peut moralement et socialement souhaiter la mort de quelqu’un, et encore moins la donner.

Pourquoi ?

Pour de nombreuses raisons évoquées une multitude de fois par les pourfendeurs de la peine de mort à travers le monde et ce depuis des lustres, mais qu’il est toujours nécessaire de rappeler.
Évoquons en préambule le fait que la mort soit donnée par deux types de personnes, ceux que l’on appelle des criminels, donnant la mort sans en avoir le droit, et ceux que l’on appelle les bourreaux, donnant la mort avec la bénédiction des institutions et du droit. Ce qui distingue les deux réside donc dans l’acceptation ou non de la mise à mort d’une personne par les gouvernants de ladite société.
En premier lieu, donner la mort fait de la société un assassin elle-même puisqu’elle décide de mettre à mort. Elle est certes protégée par le droit mais elle ôte la vie, ce qui en soi est un meurtre, et elle n’en reste pas moins continuatrice de violence. Une société qui tue l’un des siens est comme une mère qui tue l’un de ses enfants, car la société a produit ce criminel, il est issu de cette société, et celle-ci, par ses manquements en terme d’éducation et de socialisation, par son absence de prise en charge des problèmes qui la traversent, par la non-reconnaissance de certaines maladies etc, donne naissance à des potentialités criminelles.