15 sept. 2019

Le vieux piano

Ce matin, j’ai participé à déménager un piano, un vieux piano, un peu bancal, un peu moche…


Ce matin il y a un enfant, un afghan, un enfant qui pleure…
Cet enfant c’est un migrant. Tu sais un de ces « parasites » qui nous prend tout. Un de ces « vauriens ». Il nous prend tellement que la plupart d’entre nous s’en branle que demain matin lui et ces parents soient à la rue comme des « chiens », ces « parasites », ces « bons à rien »… 

Depuis plus d’une année on les voyait, ces étrangers, survivre au Marais… 
Depuis plus d’un an on le voyait, cet enfant, qui grandissait, qui s’éveillait. 
Cet étranger… cet étranger...
Ce gamin, je le croisais souvent le soir, le matin, car il n’avait pas école. Sa seule récréation, au milieu de cette misère, c’était d’apprendre le piano…

Aujourd’hui, lui et moi nous sommes égaux, nous sommes tristes. 
Aujourd’hui, lui et moi on pleure : lui n’a plus son piano et moi… moi j’ai honte de lui enlever pour le planquer. 
Putain…
J’ai bientôt honte d’être Français, le Marais c’est terminé. 
Quant au petit, lui, il a toujours pas compris pourquoi son vieux piano je lui ai pris…

T

2 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. La xénophilie pathologique du petit bourgeois de gauche sur fond de haine de soi, tout y est !

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