26 nov. 2019

Racailles Radio du 22 nov. 2019 : Violences faites aux femmes et aux minorités de genre

Réécoutez l'émission sur le site de Radio Bazarnaom 
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 Au sommaire :

  • Entretien avec TADAM, la team antisexiste déterminée à anéantir le masculinisme / le monde ;
  • La chronique Adages et Contrepèteries, l’Actualité par une Blonde (ACAB) par Marion ;
  • La chanson live (Marion, Manu, Nadia) ;
  • L’Ajourdal, par Clément ;
  • La revue de presque, par Arno.

Faut-il le voir pour y croire ?
Pour Macron, il semble que oui. Le jour où il a visité les locaux du numéro d’appel consacré aux femmes victimes de violences, le 3919, il a entendu une femme se faire rembarrer au téléphone par un gendarme. Tollé médiatique.
Pourtant les associations le disent, le crient depuis des lustres : l’accueil et la considération lors d’un dépôt de plainte sont catastrophiques.

Faut-il le voir pour y croire ?
Quand j’accompagne Fabienne au comico d’une petite ville il y a quelques semaines, c’est parce que, enfin, enfin elle a accepté l’idée de porter plainte contre celui qui la violente depuis deux ans.
Celui qui l’a poussée à reboire.
Celui dont elle porte la trace des coups sur le corps, à ces endroits que personne ne peut voir.
Celui dont la présence H24 au domicile de Fabienne a provoqué la suspension des droits de visite avec ses enfants.
Elle a trouvé le courage de le quitter, alors il s’est barré avec ses clés.

Un vol de clés, c’est ce qu’elle évoque au policier de l’accueil. C’est moins compliqué, ça laisse de la pudeur. « Faut revoir ça avec lui, il est aussi chez lui, on prend pas une plainte pour ça ». Heureusement que Fabienne n’est pas seule ce jour là. On fait le forcing et devant le plaintier le cirque continue. « Je ne peux prendre qu’une main courante car vous n’avez aucune preuve médicale des coups. C’est votre parole contre la sienne. Pourquoi vous ne l’avez pas dit quand il y avait des témoins ? » Etc etc.

Faut-il le voir pour y croire ?
Je ne sais pas. En tout cas il suffit de savoir pour agir. Et on sait beaucoup de choses.
On sait par exemple que ce qu’a vécu Fabienne, des milliers de femmes le vivent chaque jour dans les commissariats et les gendarmeries de France.
On sait qu’au moins 137 femmes sont mortes victimes de violences depuis le début de l’année et que beaucoup d’entre elles ont été rembarrées par les flics, non prises au sérieux par la justice malgré 4, 5, 6 plaintes.
Prises au sérieux, elles le sont… une fois mortes. Combien de temps va-t-il encore falloir endurer ça ? C’est une des questions qu’on va se poser ce soir.
Bienvenue à toutes et à tous, c’est Racailles radio

15 nov. 2019

Quatre mois de lutte(s) dans le rétro !

Article radiodiffusé dans Racailles Radio
du vendr. 08 novembre 2019 


Ça faisait 4 mois qu'on avait quitté les ondes de Radio Bazarnaom, et c'est encore le bordel ! Ce qui n'est pas pour nous déplaire....
uitté les ondes de
Pour démarrer la saison, je vous propose de regarder l'actualité des luttes à travers un entonnoir... Non, il ne s'agit pas de regarder BFM à travers les orifices d'Anthony Kavanagh ! Quand j'évoque l'Antho-noir, c'est pour vous proposer de partir de l'international pour aller vers le local...

8 nov. 2019

Racailles Radio du 08 novembre 2019 avec le fanzine RUGIR

Réécoutez l'émission sur le site de Radio Bazarnaom 
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 Au sommaire :
  • 4 mois de lutte(s) dans le rétro (Clément)
  • Entretien avec « RUGIR », nouveau fanzine militant (à retrouver sur rugir.fr)
  • Point avec l’AG de défense du Marais
  • La valse de expulsions continue (Aurélien)
  • L’ajourdal, le journal des nouvelles pas encore passées
  • L’espoir est là en Amérique latine ! (Alexis)
  • Fausses pubs (FDJ, Cirque Schiappata) et bande annonce de Blanker.

Prenez d’un côté les éditorialistes, les chroniqueurs X ou Y, les journalistes de révérence et autres laquais qui servent la soupe du matin au soir, du lundi au dimanche, de janvier à décembre. Une soupe insipide, uniforme et indigeste faite des doctrines obscurantistes du capitalisme et autres mysticismes quantiques des marchés, de la dette, de la concurrence, de la dérégulation, de l’oppression bienfaisante et autre fermeté humaniste.
Leur but : conforter l’ordre établi, empêcher tout pas de côté, mater l’espérance, dissoudre les possibles, éborgner les visionnaires, faire triompher le fric, le fric, le fric à travers un prisme médiatique riquiqui où règne l’entre-soi…

Prenez de l’autre côté ceux qui ne veulent pas se contenter de cet état de fait. Ceux qui refusent l’intolérance, l’arrogance, le simplisme, le mensonge. Ceux qui redonnent au mot politique une partie de sa richesse en l’assumant, et en refusant la dictature politicienne, l’automatisme des petites phrases, la résignation tout en revendiquant et en construisant des alternatives. Ils sont multiples : citoyens, humanistes, libertaires, engagés, révoltés, militants, etc etc… Ceux-là, ceux dont je parle, c’est nous et bien d’autres. Nous, Racailles, avec nos poings et nos micros levés, souhaitant sans chichis pouvoir être un mégaphone pour ceux qui triment, pour ceux qui pensent différemment, pour ceux qui luttent.
Et tout comme nous, ils sont nombreux ces médias locaux et indépendants qui tissent leur toile et résistent au modèle dominant pour contribuer à la transformation de notre société. Et parmi eux, Rugir, un nouveau canard qui paraît sur Caen et que nous recevons des membre ce soir avec un grand plaisir et un vif intérêt.

Alors c’est reparti pour une nouvelle saison sur cette radio qu’on aime tant.Longue vie à Radio Bazarnaom, à Racailles, à Rugir et à tous les autres. Et bienvenue à tous et à toutes, c’est Racailles Radio !