19 mars 2020

L’immunité pour l’humanité

L’irruption soudaine du coronavirus dans nos existences vient bouleverser le cours de nos vies, de nos modes de vie, de notre époque, nos représentations, nos rapports aux autres et au monde…
Et combien de choses encore vont être bouleversées dans un futur proche ou lointain que nous ne sommes même pas encore en mesure d’imaginer ? Les conséquences sont brutales, flagrantes, surprenantes, potentiellement tragiques ou au contraire porteuses d’espoir.


Des conséquences immédiates.

Le confinement et la mise en quarantaine ont tout d’abord considérablement limité les déplacements comme on l’a observé en Chine et en Italie. Seuls les déplacement véritablement utiles ont été maintenus (alimentation, santé…). Les villes, très polluées d’ordinaire, ont vu leurs taux de CO2 et de pollution aux particules fines passer en dessous des seuils limites de dangerosité pour la santé. Les émissions de gaz à effet de serre ont diminué d’un quart en Chine, ce qui s’observe depuis l’espace. Les mesures nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique sont enfin mises en œuvre, mais par des circonstances externes. Le confinement supprime de nombreuses activités pour éviter la promiscuité afin de circonscrire l’épidémie. En conséquence, la production économique est considérablement ralentie, l’industrie mise au pas, les services sont restreints au minimum vital, la consommation s’en trouve réduite, et les produits superflus offerts par le capitalisme ne sont pas considérés comme indispensables. Seul le nécessaire est consommé. La planète respire.
Dans le même ordre, une grande partie de l’industrie du divertissement et des lieux de convivialité sont fermés ou à l’arrêt dans un certains nombre de pays : cinémas, spectacles, concerts, musées, discothèques, salles de sport, cafés, théâtres, bars…

"Dans la nature, l'homme est l'animal le plus démuni: seule l'organisation sociale lui permet de survivre" (David Hume)

Sur le plan humain, les conséquences sont puissantes et nombreuse.
Tout d’abord, sur le plan psycho-social, nous vivons des circonstances exceptionnelles, et un danger partagé et conscientisé par l’ensemble des habitants humains de cette planète (ce qui n’est malheureusement pas le cas du réchauffement climatique et de la sixième extinction de masse). Ce qui est pour la plupart d’entre nous un phénomène complètement inédit et bouleversant (n’ayant en grande majorité ni connu la Seconde guerre mondiale, ni le risque d’hiver nucléaire au plus fort de la guerre froide). Cette conscience du péril qui nous entoure et de la lutte collective et individuelle que nous devons mener face à un danger invisible et non humain favorise un esprit de coopération propre à l’espèce tel que nous ne l’avons jamais vécu. Nous nous rapprochons même d’une certaine unité d’action globale, ce qu’a prétendu faussement faire la mondialisation alors qu’elle favorisait les guerres économiques et physiques et la circulation des marchandises tandis qu’elle freinait les tentatives de coopération et la circulation de toutes les personnes.

13 mars 2020

Racailles Radio du 13 mars 2020 - L'enfance en danger

Réécoutez l'émission sur le site de Radio Bazarnaom
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Au sommaire :
Edito de Nadya
Interview 1 de Yann et Aurélien, du collectif 120 en danger dans le Calvados
La chanson de Clément
Interview 2, toujours avec Yann et Aurélien
L’Ajourd’al , annulations au jour le jour par Clément
La chronique ACAB (Adages et Contrepèteries, l’Actualité par une Blonde) de Marion
La chronique du presque d’Arno

Avec Marine à la technique et Marion à la présentation